Le yoga restaurateur et moi

Il était une fois… une fille qui désirait ardemment faire du yoga. Genre, vraiment. Pourtant, son histoire d’amour avec cette discipline était loin d’être idyllique, malgré son enthousiasme et sa bonne volonté. Mais ne vous inquiétez pas, comme dans toute bonne comédie romantique, ça se termine par un happy end.

Il faut dire que ladite fille – moi, en l’occurrence – ne se sentait jamais à sa place dans aucun cours de yoga. Soit je me retrouvais dans un cours dans un gym quelconque avec 198 autres élèves (bon, j’exagère un peu) et une prof qui devait avoir suivi une formation d’à peu près 12 heures, soit je me retrouvais dans un vrai centre de yoga hype et là, j’étais larguée dès le début, juste en voyant à quoi les filles inscrites ressemblaient (archi minces, petit top sexy, legging signé… ce qui ne me ressemble pas), soit je me retrouvais dans un centre «dédié» où ça sentait le patchouli (c’est cliché, je sais, mais c’est ça pareil) et où, dès le premier cours, certains participants pratiquaient la posture sur la tête (et c’était supposé être un cours de débutants).

Une apprentie yogi au Festival Wanderlust

Mais je persévérais. Je voulais que ça marche, entre le yoga et moi. Je me suis ainsi retrouvée à couvrir le Festival Wanderlust de Tremblant en tant que journaliste. Deux jours intensifs de classes diversifiées, avec toutes sortes de professeurs ayant différentes approches.

Et c’est là que j’ai frappé un mur. Je n’ai pas pu terminer le premier cours de yoga auquel j’étais inscrite. Et pourtant, je trouvais le prof tellement sexy que j’ai fait tout mon possible pour persévérer. Mais à un moment, j’ai dû me rendre à l’évidence. Je ne pouvais pas suivre. Non pas que le cours était difficile en tant que tel, mais j’avais passé la nuit à me tordre de douleur à cause de mon dos qui avait refait des siennes. Et il y a tout de même une limite au nombre d’antidouleurs qu’on peut prendre dans une journée!

Bref, je n’avais presque pas fermé l’œil de la nuit, j’avais mal, et malgré toute ma bonne volonté et le prof inspirant qui se tenait devant moi, j’ai dû rouler mon tapis après une heure.

Fibromyalgie et yoga

Et c’est là que je me suis vraiment, mais vraiment rendu compte que j’étais dans le déni. Que lorsqu’on souffre de fibromyalgie, il y a des choses qu’on ne peut PAS faire. Genre, douze cours de yoga en deux jours. C’est juste physiquement impossible. En tout cas, pour le moment. J’ai pris conscience que ce n’est pas parce que je suis sous-douée et/ou paresseuse que je n’arrivais pas à suivre les cours. Je souffrais, tout simplement.

Ça avait beau me mettre en rogne, c’était ça ça la réalité. Et ça l’est encore. Mon corps est perclus de douleurs. Alors côté souplesse et mobilité, on part de loin! La conclusion que j’en ai tirée: en ce qui a trait au yoga, je devais absolument me diriger vers le yoga restaurateur. C’est le seul qui me convienne.

Yoga douceur

Et c’est à ce moment que j’ai fait la rencontre de celle qui allait devenir ma BPF (best professor forever): Annie Courtecuisse. Et son cours Yoga douceur. (Quelqu’un m’aurait dit que quelques années plus tard, je me retrouvais à être une des deux élèves dans son émission Yoga doux à MAtv, j’aurais hurlé de rire.) Bref. En mettant le pied au centre Un pas vers Soi, où Annie enseignait, je ne me doutais pas que mon histoire avec le yoga allait enfin connaître un dénouement heureux. C’est pourtant ce qui est arrivé. C’est elle qui m’a fait comprendre que c’est le yoga qui devait s’adapter aux élèves, et non pas l’inverse. Quel soulagement!

chantal tellier avec annie courtecuisse et françoise lapointe sur le plateau de MAtv

Même Sergiu, technicien de production à MAtv, a succombé au yoga doux!

Non, le yoga n’est pas pour tout le monde. Si votre but dans la vie est de vous enfiler des marathons comme je m’enfile des chips, c’est sûr que le yoga peut vous laisser de glace. Personne n’est obligé d’aimer ça (le yoga, pas les chips!). Mais quand, comme moi, ça nous fait un bien fou (une fois qu’on a trouvé le bon type de yoga), ça serait bête de s’en passer.

Et vous, vous aimez le yoga ou vous détestez ça?

 

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Commentaires
  • Sylvie Courtemanche
    Répondre

    Je suis ta soeur siamoises avec la même mère yogique 😉

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