Camp ou retraite de yoga?

L’automne dernier, je me suis offert, coup sur coup, un camp d’une fin de semaine et une retraite de yoga. Folle de même, la fille!

Lever le camp

Comment dire? Le premier n’était clairement pas pour moi. Ni pour ma sœur, la pauvre, que j’avais entraînée dans cette galère.

La majorité des quelque 150 participantes avaient 30 ans. Ça se déroulait dans un camp de vacances pour enfants, à l’autre bout du monde. On est arrivées vannées, après avoir prié pour ne pas s’être égarées, 15 minutes à l’avance. Le comité d’accueil n’était pas prêt. Retour à la voiture, dans le stationnement, en attendant qu’on puisse nous accueillir.

La première activité du week-end consistait en une méditation sur l’eau. En pleine noirceur. Et au froid. Je ne sais pas si vous le savez, mais installer 150 femmes dans des rabaskas, ça prend un ti-peu de temps. Quand vous êtes parmi les premières à avoir embarqué, attendre pendant une heure que tout le monde soit installé, c’est long longtemps. Surtout quand on est assises trois de large dans le rabaska. Ciel! Je manquais tellement de place que je n’osais pas respirer, de peur de sacrer une de mes voisines de canot à l’eau juste en gonflant ma cage thoracique!

Je sais. Chantal et camp, ça ne va PAS ensemble. Qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire et, encore une fois, d’entraîner ma sœur adorée dans cette histoire?

Je voulais y croire. Sincèrement. Je voulais sortir de ma zone de confort, parce que ça a l’air que c’est TELLEMENT important de sortir de cette zone de confort. Ça fait que j’ai passé ma fin de semaine à: danser sur la plage, grelotter, faire un cours de yoga sur la même plage, grelotter, assister à un atelier sur les huiles essentielles, assise par terre (mais pas sur la plage, heureusement!), prendre mes repas dans une cafétéria bondée où résonnait le bruit incessant des conversations (y avait pas beaucoup d’introverties, là, les amis!), dormir dans un chalet sans chauffage, sauf le poêle à bois, qu’on ne m’a jamais expliqué comment faire fonctionner (je sais, je suis trop citadine), etc. Oh! Ai-je mentionné le fait qu’on nous a lâchées lousses dans un canot le lendemain de notre arrivée et que ni ma soeur ni moi ne sachant pagayer, on a tourné en rond – littéralement – sur le lac pendant une heure. Genre, on n’a jamais pu se déplacer. On n’a fait que tourner! Des vraies pros du plein air…

Bref, le dimanche matin, il tombait des cordes. Ma sœur et moi avons déjeuné, dans la cafétéria toujours bondée, puis juste à l’idée de devoir participer à des activités alors que le ciel, par Toutatis, nous tombait sur la tête, on s’est sauvées. On a ramassé nos choses en catimini, puis on est parties, sans demander notre reste.

Le fun qu’on a eu sur le chemin du retour! Je crois que juste ça, ça valait le prix du camp. On a en tout cas appris notre leçon. Les camps? Plus jamais. Ce n’est pas pour nous. Mais toutes les autres ont vraiment eu l’air d’apprécier, hein. On n’est juste pas rester assez longtemps pour, euh, nouer des liens.

Vive la retraite!

La fin de semaine suivante, je prenais part à une retraite organisée par la professeure de yoga Marie-Daphné Roy, de Yoga Bhavana. OMG! Tout un changement de paradigme. Je vous entends déjà penser que je suis une princesse et que j’ai besoin de porteurs ET d’un goûteur, comme Cléopâtre. Ce n’est pas faux. (Autant être honnête, hein.) Mais la retraite à laquelle j’assistais n’avait rien de luxueuse: chambre spartiate (pas de toilette juste un évier), douches communes, pas de décor design, etc.

Bref, on n’était pas au Monastère des Augustines, on s’entend. Et pourtant. J’ai vécu  la plus belle retraite de yoga que j’aurais pu imaginer. Nous étions une quinzaine (ça nous change de 150!), le lieu incitait au recueillement, les proprios étaient zen et la bouffe, ah, la bouffe! C’était divin. Je ne me suis jamais autant régalée. Avoir pu débaucher les cuisiniers pour les amener chez moi, je serais devenue végétarienne sur-le-champ!

Moi et mon nouvel ami de retraite.

Et les cours de yoga donnés par Marie-Daphné. Waouh! D’une douceur incroyable. Enveloppants, relaxants. C’est pas mêlant, je suis revenue de là tellement relaxe que mon chum ne me reconnaissait pas!

Et vous, vous avez déjà assisté à une retraite de yoga?

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Commentaires
  • Tania
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    Seigneur que l’introvertie en moi a rit… on était dans la même cafétéria à rêver de silence je pense 😉 Mais depuis, je trouve ma tribu plutôt silencieuse lors des repas, à comparer. Faut voir le positif!

    • Chantal Tellier
      Répondre

      Absolument, Tania! Les filles que j’ai vues là appréciaient vraiment leur séjour. Elles ont trippé, et tous les retours étaient positifs. C’était juste pas fait pour ma soeur et moi. 🙂

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